Auteur : venussailing

Les rencontres

Suite du carnet de voyage d’Emmanuelle à bord de Venus.

Les couleurs d'Emma

IMG_0214Jack!

C’est au bout du monde que je rencontre depuis trois mois des gens extraordinaires, d’autres diraient hors de l’ordinaire…

Côtoyer ses personnages sortis tout droit de roman d’aventure me fait vite oublier la réalité de la métropole et surtout la routine quotidienne de notre siècle.
On se rends compte que tout est à la portée de celui qui possède de la motivation et de la persévérance.
C’est donc aux ports d’Ushuaia, de Puerto Williams ou au détour d’une caleta (mouillage) que l’on rencontre des navigateurs surprenants. Parmi ceux là, des marins solitaires en quête de défis, des couples naviguant à travers les océans en faisant l’école à leurs enfants, des vieux loups de mer qui accumulent sur leurs visages la dureté du vent et la douceur de la vie et d’autres qui commençant à naviguer sont avares d’apprentissage.

Deux d’entre eux m’ont marquée particulièrement compte tenu de nos passions communes:…

Voir l’article original 179 mots de plus

Les yeux mouillés salés et le coeur doux

Emmanuelle, notre skippeuse de choc, vous raconte ses aventures sur Venus au travers de ses peintures.

Les couleurs d'Emma

aquarelle cinquo estrellas

Vent de face à plus de 35 nœuds (65 km/h), les vagues frappent le bateau de travers et nous éclaboussent sans prévenir. Le capitaine se tourne à chaque fois qu’il sent qu’on va se faire arroser, mais moi, je ne connais pas encore la routine des vagues et à chaque fois je me prends une douche d’eau salée glacée. J’ai le visage dégoulinant, les yeux qui brûlent et les mains congelées, figées à la barre. J’ai peine à garder le cap avec ma vision brouillée. Je demande à Christophe, le capitaine, de reprendre le relais pour que je descende à la cuisine pour préparer le dîner.
Moi qui croyais à un répit du froid et de l’eau du pont, me voilà en train de valser avec les patates, les plats et les couteaux. J’ai décidé de cuisiner un pâté chinois, recette simpliste, mais elle me semble soudainement d’une complexité insoupçonnée…

Voir l’article original 247 mots de plus